Vous envisagez une carrière d’auxiliaire vétérinaire ou souhaitez connaître votre valeur sur le marché ? Le salaire dans ce métier passionnant dépend de plusieurs facteurs : niveau de qualification, ancienneté, type de structure et compléments de rémunération. Ce guide complet vous présente les chiffres actualisés pour 2025-2026 et les leviers concrets pour faire évoluer votre rémunération.
Combien gagne une auxiliaire vétérinaire en 2025-2026 ?
En 2025, le salaire d’une auxiliaire vétérinaire en France oscille entre 1 863,75 € et 2 130 € bruts mensuels pour un temps plein de 35 heures. Cette fourchette correspond aux minima fixés par la convention collective nationale des cabinets et cliniques vétérinaires, qui encadre strictement les rémunérations du personnel auxiliaire.
Le calcul du salaire repose sur une formule simple : coefficient d’échelon × valeur du point. Au 1er janvier 2025, la valeur du point s’établit à 17,75 €, soit une revalorisation de 2 % par rapport à l’année précédente pour tenir compte de l’inflation.
Concrètement, cela donne en net environ 1 450 € à 1 650 € par mois pour un temps plein, selon les charges sociales et la mutuelle de l’entreprise. Ces montants restent indicatifs, car le net varie d’une structure à l’autre.
Il est important de noter que ces chiffres représentent des minima conventionnels. Certains employeurs proposent davantage : primes exceptionnelles, 13e mois, tickets-restaurant ou avantages en nature. Le niveau de qualification (ASA, AVQ ou ASV), l’ancienneté accumulée et les astreintes régulières permettent également de dépasser cette fourchette de base.
Comment est calculé le salaire d’une auxiliaire vétérinaire ?
La grille salariale du métier d’auxiliaire vétérinaire s’appuie sur un système de coefficients liés à chaque échelon professionnel. La convention collective définit cinq échelons principaux pour le personnel auxiliaire et administratif, chacun associé à des responsabilités et des qualifications spécifiques.
La valeur du point conventionnel évolue chaque année suite aux négociations de la CPPNI (Commission Paritaire Permanente de Négociation et d’Interprétation). Elle était de 17,40 € en 2024 et atteint 17,75 € au 1er janvier 2025, après une augmentation de 2 %.
Prenons quelques exemples concrets de calcul pour bien comprendre :
Un auxiliaire de santé animale (ASA) à l’échelon 3 dispose d’un coefficient de 110 points. Son salaire mensuel brut minimum se calcule ainsi : 110 × 17,75 € = 1 952,50 €. Pour un auxiliaire vétérinaire qualifié (AVQ) à l’échelon 4 avec 113 points, le calcul donne : 113 × 17,75 € = 2 005,75 €. Enfin, l’auxiliaire spécialisé vétérinaire (ASV) à l’échelon 5 bénéficie de 120 points, soit 120 × 17,75 € = 2 130 € bruts mensuels.
Chaque certificat de qualification professionnelle obtenu ajoute 3 points au coefficient, ce qui représente une augmentation de 53,25 € bruts par mois en 2025. Ce mécanisme encourage le développement continu des compétences tout au long de la carrière.
Les compléments comme les heures supplémentaires, les indemnités de nuit ou les astreintes se calculent à partir du salaire horaire brut, obtenu en divisant le salaire mensuel par 151,67 heures (base légale pour 35 heures hebdomadaires).
Grille de salaire 2025 par échelon (ASA, AVQ, ASV…)
Voici les salaires minimums bruts mensuels par échelon applicables en 2025, selon la dernière mise à jour de la grille conventionnelle. Ces montants correspondent à un poste à temps plein de 35 heures.
- Échelon 1 – Personnel d’entretien des locaux : 1 863,75 € bruts (coefficient 105)
- Échelon 2 – Personnel d’accueil et secrétariat : 1 917 € bruts (coefficient 108)
- Échelon 3 – Auxiliaire de santé animale (ASA) : 1 952,50 € bruts (coefficient 110)
- Échelon 4 – Auxiliaire vétérinaire qualifié (AVQ) : 2 005,75 € bruts (coefficient 113)
- Échelon 5 – Auxiliaire spécialisé vétérinaire (ASV) : 2 130 € bruts (coefficient 120)
Ces montants sont issus des accords publiés au journal officiel et constituent des planchers que tout employeur doit respecter. La prochaine renégociation pourrait intervenir en 2026, avec une revalorisation probable de l’ordre de 2 % si la tendance se maintient.
À retenir : plus l’échelon est élevé, plus les responsabilités techniques, chirurgicales et administratives augmentent. L’auxiliaire spécialisé vétérinaire assure des tâches avancées comme l’assistance chirurgicale, la gestion des soins post-opératoires ou la coordination de l’équipe, ce qui justifie la progression salariale de 178,50 € entre l’échelon 3 et l’échelon 5.
Les compléments de rémunération : heures sup, gardes et astreintes
Le salaire de base ne représente qu’une partie de la rémunération totale. Dans ce métier exigeant où le bien-être animal prime, les heures supplémentaires, les gardes et les astreintes peuvent ajouter plusieurs centaines d’euros au quotidien des salariés les plus sollicités.
L’auxiliaire vétérinaire peut effectuer jusqu’à 220 heures supplémentaires par an. Les heures de la 36e à la 43e bénéficient d’une majoration de 25 %, puis de 50 % au-delà. Ces heures peuvent être payées ou récupérées en repos compensateur selon l’accord avec l’employeur.
Pour les dimanches et jours fériés travaillés, une indemnité de 15 % du salaire horaire s’applique sur les heures concernées. C’est un complément non négligeable pour les auxiliaires exerçant dans des cliniques vétérinaires ouvertes 7 jours sur 7.
L’indemnité d’astreinte à domicile représente 25 % du salaire horaire pour les périodes de disponibilité sans intervention. En cas d’appel et d’intervention effective, la rémunération passe à 1,5 fois le salaire horaire, temps de déplacement inclus. Ce système reflète les exigences du métier dans les structures assurant des soins d’urgence 24h/24.
Le travail de nuit (entre 22h et 7h) ouvre droit à une majoration de 20 % pour les postes réguliers, définis comme au moins deux nuits par semaine pendant 3 heures ou 22 heures nocturnes par mois. Attention : les astreintes ponctuelles ne bénéficient pas automatiquement de cette majoration.
Ces indemnités ne sont pas cumulables entre elles : l’employeur applique la plus avantageuse pour le salarié. En pratique, une auxiliaire vétérinaire travaillant dans une clinique d’urgences avec 2 week-ends de garde par mois peut voir son salaire brut augmenter de 8 à 15 % selon son planning.
Autres éléments qui font varier le salaire d’auxiliaire vétérinaire
Au-delà de l’échelon et des compléments horaires, plusieurs facteurs influencent la rémunération finale dans ce métier passionnant aux côtés des animaux de compagnie.
L’ancienneté constitue un levier majeur d’évolution. La prime d’ancienneté, calculée sur le salaire minimum conventionnel, se déclenche par paliers : 5 % après 3 ans, 7 % à 6 ans, 10 % à 10 ans, 15 % à 15 ans et 20 % après 20 ans de carrière. En cas de changement d’employeur, une partie de l’ancienneté est reprise : 25 % pour les échelons 1 à 3 et 50 % pour les échelons 4 et 5. Cette disposition facilite les transitions de carrière dans un secteur où la mobilité reste fréquente.
La zone géographique impacte également les rémunérations. En Île-de-France et dans les grandes métropoles, les salaires proposés dépassent souvent les minima conventionnels pour attirer les talents face à une pression de recrutement élevée. Ce différentiel compense en partie un coût de la vie supérieur.
Le type de structure joue un rôle déterminant. Un cabinet vétérinaire rural généraliste ne proposera pas les mêmes conditions qu’un centre hospitalier vétérinaire (CHV) ou une clinique spécialisée NAC ou équins. Les CHV, avec leurs services d’urgence et leur forte activité, offrent généralement des fourchettes plus hautes et davantage d’astreintes rémunérées.
Le niveau de qualification reste le facteur clé. Le titre d’auxiliaire spécialisé vétérinaire ASV, inscrit au RNCP après deux ans de formation ou par VAE, donne accès à l’échelon 5 et aux meilleures rémunérations du secteur. Sans ce titre, les perspectives salariales restent limitées aux échelons inférieurs.
Les avantages annexes peuvent aussi faire la différence : tickets-restaurant, mutuelle d’entreprise avantageuse, prise en charge des déplacements ou indemnités kilométriques pour les postes mobiles, voire primes exceptionnelles type “prime Macron” encore en vigueur jusqu’en 2026.
Exemple concret : une auxiliaire spécialisé vétérinaire expérimentée travaillant en métropole dans un CHV avec des astreintes régulières peut atteindre ou dépasser 2 300 € bruts mensuels, bien au-delà du minimum conventionnel de 2 130 €.
Faire évoluer son salaire d’auxiliaire vétérinaire
Devenir auxiliaire vétérinaire avec une rémunération attractive demande une stratégie claire. Voici les leviers concrets pour progresser dans la grille et optimiser vos revenus.
Obtenir un titre reconnu représente la première étape incontournable. Le passage d’ASA à AVQ puis à ASV permet de gravir les échelons de la grille, avec un gain d’environ 10 à 15 % entre le niveau débutant et le statut d’auxiliaire spécialisé vétérinaire ASV. Ce titre vous positionne comme le véritable bras droit du vétérinaire, capable d’assurer des tâches techniques avancées.
Plusieurs voies s’offrent à vous : les formations en alternance (1 an pour AVQ, 2 ans pour ASV) accessibles après le bac ou équivalent, ou la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) pour les auxiliaires déjà en poste justifiant d’au moins un an d’expérience à temps plein. Cette reconversion ou évolution interne permet d’accéder aux qualités requises pour l’échelon supérieur.
Accumuler des CQP constitue une stratégie complémentaire efficace. Chaque certificat de qualification professionnelle ajoute 3 points de coefficient, soit +53,25 € bruts par mois avec le point à 17,75 € en 2025. Sur plusieurs certificats, l’impact devient significatif.
S’orienter vers des structures plus rémunératrices peut accélérer la progression. Les cliniques 24/7, centres d’urgence, CHV ou structures équines recourent davantage aux gardes et astreintes, générant des compléments substantiels pour les salariés prêts à assurer cette polyvalence.
La spécialisation ouvre également des perspectives : chirurgie, anesthésie, comportement, gestion de bloc opératoire, hygiène ou encore fonction de coordination d’équipe. Ces compétences pointues, alliées à un sang froid éprouvé, justifient des revalorisations individuelles négociées au-delà du minimum conventionnel.
En 2025-2026, le salaire d’une auxiliaire vétérinaire peut connaître une progression notable en combinant qualification, ancienneté, primes et choix stratégique de structure. Ce métier d’aide au vétérinaire reste avant tout une vocation, portée par des passionnés du contact avec la clientèle, de l’accueil des propriétaires et du soin aux animaux. Pour aller plus loin, n’hésitez pas à prendre rendez vous avec un organisme de formation ou à consulter les études disponibles sur les partenaires référencés pour construire votre parcours vers une rémunération à la hauteur de votre engagement.
Cet article a été relu et validé par une vétérinaire diplômée, responsable d’une formation à distance.
Contenu vérifié

